Face à l’intensification et la multiplication des risques naturels, les enjeux d’adaptation et de résilience deviennent centraux dans l’aménagement des territoires.
La rive droite, vulnérable aux risques naturels
La rive droite de la métropole bordelaise (communes situées sur la rive Est de la Garonne, dont les 4 communes membres du GPV), est soumise à quatre grands risques :
Le risque inondation / submersion marine
La rive droite est particulièrement exposée au risque inondation puisqu’enchâssée entre la Garonne et la Dordogne. Les débordements de ces fleuves, combinés à des épisodes pluvieux intenses et à un sol très imperméabilisé, augmentent significativement le risque d’inondation.
Le risque érosion
Les coteaux de la rive droite, bordant le plateau de l’Entre-deux-Mers, et le plateau lui-même, sont fortement sujets à l’érosion, notamment en raison de leur composition argileuse et de la présence de versants calcaires. Ce phénomène s’est particulièrement accru ces dernières années provoquant de nombreux dégâts : coulées de boue, déracinements d’arbres, éboulements.
Le risque mouvement de terrain
En partie lié au risque précédent, les mouvements de terrain sur la rive droite, outre leurs origines naturelles (érosion des sols et des roches), sont également la conséquence d’activités humaines (terrassement, déboisement, exploitation des ressources du sous-sol…).
Le risque feu de forêt
Les périodes de sécheresse prolongées et les vagues de chaleur augmentent le risque de feux de forêt. Le dérèglement climatique crée des conditions propices à la propagation rapide des incendies, mettant en danger les espaces naturels et les habitations situées à proximité.
L’ensemble de ces risques naturels influence les stratégies d’aménagement du territoire et interrogent directement notre capacité collective à agir afin de limiter leurs impacts sur le quotidien des habitants et plus particulièrement celui des plus fragiles.
Vulnérabilité sociale et urgence à agir
La Rive Droite (Bassens, Lormont, Cenon et Floirac) se caractérise par une forte proportion d’habitants en situation de précarité. En effet, 44% des habitants de Bordeaux Métropole résidant en quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) habitent sur ce territoire. Or, les conséquences du changement climatique impactent plus fortement les populations vulnérables. Il est donc de notre responsabilité collective d’agir sur les points de vigilance identifiés :
Le logement : confort d’hiver et confort d’été
À l’heure des vagues de chaleur et de canicules de plus en plus fréquentes, l’habitabilité même des logements est remis en cause.
« En 2022, 59 % des Français.es déclaraient avoir souffert de la chaleur dans leur logement pendant au moins 24 heures. (+8 points par rapport à 2020) »
Le confort d’été est avant tout un sujet de santé publique. Les températures élevées dans le logement favorisent le développement ou l’aggravation de pathologies, cardiaques et rénales notamment, mais aussi la perte d’autonomie chez les personnes âgées.
Les travaux de réhabilitation du patrimoine social, à travers les cinq projets de rénovation urbaine pilotées par Bordeaux Métropole sur notre territoire, doivent pouvoir répondre aux enjeux climatiques de demain.
Les espaces publics : des îlots de chaleur aux îlots de fraicheur
Le phénomène d’îlot de chaleur urbain repose sur plusieurs facteurs dont le principal est la minéralisation des sols, combiné à la réduction des espaces verts. Ce phénomène est amplifié par la densité bâtie et la typologie des matériaux de construction (béton et asphalte par exemple qui absorbent et stockent la chaleur la journée pour la restituer la nuit).
Il est donc primordial de poursuivre la dynamique de désimperméabilisation des espaces publics et privatifs tout en intensifiant les trames vertes et bleues, ces parcours, véritables corridors écologiques, permettent d’offrir aux habitants (et à l’ensemble de la biodiversité, du vivant) des zones de ressourcement et des espaces de rafraîchissement, en particulier lors des épisodes de canicules.
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Pacte pour un urbanisme résilient : s’adapter pour préparer l’avenir
Le Pacte pour un urbanisme résilient édité par le GPV Rive Droite est le fruit d’un travail partenarial mené autour des enjeux de résilience urbaine et des besoins locaux remontés par ses communes membres.
Il met en perspective des problématiques rencontrées au quotidien par les services municipaux (notamment lors d’instruction d’autorisations d’urbanisme) avec une série d’actions à mettre en œuvre pour répondre aux objectifs fixés par la Loi Climat et Résilience du 22 août 2021.
Le guide opérationnel s’organise autour de huit grands défis à relever pour le territoire, constituant la base d’un référentiel d’actions.
Ce pacte a vocation à évoluer dans le temps et s’actualiser.

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