JEU EN COURS DE CONSTRUCTION
Vous avez terminé le jeu, en ligne ou sur votre carnet ? Vous avez hâte de connaître les réponses ou d’en savoir un peu plus ? Alors c’est parti !
1/ Quels oiseaux peut-on observer ici ?
De mars à août vous pouvez observer le Milan noir, un rapace migrateur qui niche dans les zones boisées du parc des Coteaux et se nourrit principalement de charognes.
Suivant les saisons, vous pourrez également observer diverses espèces, qu’elles soient en train de nicher, de s’alimenter, se reposer ou en cours de migration, comme par exemple : Pic épeiche, Pic épeichette, Martin-pêcheur, Bouscarle de Cetti, Coucou gris, Geai des chênes, Gobe-mouche gris, Pouillot véloce, Rougequeue noir, Rougequeue à front blanc, etc.
Pour vous aider à identifier les oiseaux observés : https://www.oiseaux.net/
2 / Quelles techniques de gestion sont utilisées pour préserver les prairies calcicoles ?
Selon les prairies (facilité d’accès, taux de pente, surface…), on peut utiliser :
- la fauche tardive : on fauche le moins souvent et le plus tardivement possible. Cela permet de préserver le gîte et le couvert de très nombreux insectes et d’oiseaux. Cela permet aussi au plantes à fleurs de se réensemencer puisque leur cycle végétatif n’est pas interrompu.
- le pâturage : on fait venir des ruminants (vaches, chevaux, brebis, chèvres) qui vont manger les herbes et les ronces (pour les chèvres et les brebis). Sur le parc des Coteaux, nous avons un troupeau d’une trentaine de brebis de races landaises (une race rustique), qui pâture en itinérance, de prairies en prairies, de mars à octobre. Les animaux empêchent l’embroussaillement, entretenant le paysage et nourrissant le sol de leurs déjections. Mais attention, la taille du troupeau, le nombre de passage et la durée du pâturage doivent être savamment calculer pour que l’effet soit bénéfique pour les animaux, sans nuire aux plantes à fleurs de la prairie.
- la fauche avec exportation : on coupe les herbes et on évacue la matière coupée afin que, par sa décomposition, elle n’enrichisse pas le sol. La fenaison (faire les foins) est une technique de fauche avec exportation. Sur plusieurs prairies du parc des Coteaux, une fenaison est organisée qui permet aussi d’alimenter en foin les troupeaux du territoire, et les jardiniers municipaux qui s’en servent comme paillage pour protéger les plantations du froid l’hiver ou garder l’humidité au sol l’été.
Bonus : Vous entendez ou lisez parfois le mot fauche, parfois le mot tonte. Qu’elle est la différence ? C’est une différence de technique et d’outils. En général, la tonte désigne le fait de couper/broyer l’herbe quand la fauche désigne le fait de couper en cisaillant l’herbe. Pour prendre une image simple, c’est la même différence qu’une coupe de cheveux à la tondeuse ou aux ciseaux 😉!
3/ Pourquoi le bois mort est-il essentiel à la biodiversité ?
Les arbres morts, laissés sur pied ou tombés au sol sont une réserve de nourriture et un gîte pour de très nombreuses espèces : champignons, plantes, insectes, rongeurs, oiseaux, chauves-souris… D’où l’importance de les laisser sur place !
Par ailleurs, en se décomposant progressivement, ils enrichissent le sol et sont indispensables à la régénération de la forêt.
Enfin, ils constituent une réserve d’humidité précieuse.
4/ Pourquoi est-il important de protéger les zones humides ?
Une zone humide est riche en biodiversité : à la fois site de reproduction, refuge ou garde-manger pour de nombreuses espèces. Elle permet à beaucoup d’êtres vivants de survivre en cas de sécheresse, canicule, incendie. Elle stocke le carbone et joue un rôle essentiel de régulation, d’infiltration lente et d’épuration de l’eau.
5/Quelles raisons justifient cette interdiction de baignade ?
La fréquentation (chiens et humains) des plans d’eau menace directement la vie des plantes et des animaux qui y vivent et y habitent (sans parler du risque de noyade !).
En effet, patauger ou nager dans les plans d’eau soulève de fines particules d’argiles qui, remises en suspension, se déposent sur les plantes et les organes respiratoires de la micro et macro-faune aquatique et les asphyxient.
De plus, l’eau n’est pas une eau de baignade et n’est donc pas contrôlée sanitairement. Elle peut être contaminée par des bactéries, par exemple par les urines de ragondin qui peuvent transmettre la leptospirose, une maladie bactérienne.
Enfin, le lac n’est pas surveillé, le risque de noyade est donc élevé.
6/ Pourquoi les tortues de Floride posent problème ?
Parce qu’elle est carnivore et se nourrit de poissons, d’amphibiens, de têtards et divers invertébrés aquatiques et terrestres : insectes, vers de terre, écrevisses, escargots… Elle peut porter atteinte à la faune (aux animaux) locale.
Importée massivement du continent nord-américain par les animaleries jusqu’à la fin des années 1990, relâchée dans la nature, elle s’est adaptée facilement à notre continent et prolifère, faisant concurrence aux espèces de tortues locales, comme la Cistude d’Europe. Très mobile et bonne nageuse, elle occupe le territoire et notamment les sites exposés au soleil (vous les voyez souvent se dorer au soleil sur les rochers ou les troncs). Les tortues sont des animaux à « sang froid ». Un manque d’exposition au soleil peut entraîner des maladies et même la mort.
En France métropolitaine, son introduction dans le milieu naturel est interdite depuis 2010. Elle est inscrite sur la liste des Espèces Exotiques Envahissantes (les EEE) depuis 2016.
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